
Un cadre logique sert de carte itinérante, pas de sculpture figée. Il rend visibles liens et hypothèses, des ressources jusqu’aux effets durables. Dans un programme d’accompagnement des jeunes, préciser « stabilisation scolaire » plutôt que « réussite » a changé le suivi, orientant l’attention vers l’assiduité et le soutien familial. Réviser le cadre après les premières données permet d’apprendre vite, retirer indicateurs inutiles et ajouter ceux révélateurs. Une version partagée et commentée renforce l’appropriation par tous.

Un bon indicateur déclenche une action identifiable lorsqu’il bouge. Distinguez signaux avancés et résultats finaux, et définissez des seuils qui ouvrent une discussion claire. Dans un service de mentorat, un simple délai de premier contact a prédit la persévérance six mois plus tard, permettant des relances ciblées. Documentez sources, définitions et responsables. Évitez l’inflation d’indicateurs; mieux vaut quelques mesures robustes que des pages illisibles. Ajustez périodicité, désagrégations et règles de gestion pour soutenir des décisions quotidiennes.

Les nombres situent l’ampleur, les récits expliquent le pourquoi. Des entretiens, journaux de bord et observations enrichissent les tableaux en révélant frictions, motivations et contextes. Lors d’un dispositif d’aide au logement, des témoignages ont éclairé une baisse apparente d’occupation liée à des déménagements positifs. Trianguler indicateurs et voix des personnes évite des interprétations hâtives. Définissez des protocoles de collecte qualitative rigoureux, assurez l’éthique du consentement, et reliez systématiquement chaque insight qualitatif à une hypothèse testable.












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